Voici quelques notes qui m’ont particulièrement intéressées dans  « Traiter les cas difficiles les réussites de la thérapie brève » par Richard Fisch et Karin Schlanger.

Pas de plainte: pas de problème

La stratégie est basée sur le « plaignant » et pas obligatoirement sur la personne qui semble avoir le ‘trouble’. Les problèmes représentent avant tout des comportements considérés comme indésirables par la personne qui s’en plaint, plutôt que la manifestation d’une pathologie. Par conséquent, si un comportement ne fait l’objet d’aucune plainte, le problème est inexistant. Il faut s’éloigner du concept de normalité et d’anormalité.

Rupture vis-à-vis de l’action

L’objectif de la thérapie n’est pas de faire en sorte que les « plaignant » fassent quelque chose, mais plutôt qu’ils interrompent ce qu’ils avaient mis en oeuvre pour tenter de résoudre le problème. La solution est obtenue en laissant le problème se dissiper, et non en faisant un effort pour le surmonter; nous ne traitons pas directement le problème, mais les tentatives de solution. L’autre possibilité est d’offrir une alternative au patient (substitution).

Pas de précipitation

Le plus grand danger consisterait à embrasser un point de vue qui semblerait optimiste; ce serait courir le risque que le client ait la sens

ation que vous ne comprenez pas la gravité de la situation, ce qui réduirait considérablement votre crédibilité.

« Je ne vous demande pas de vous précipiter dans cette nouvelle voie. Il est préférable que vous y réfléchissiez bien avant d’essayer quoi que ce soit. » – Prenez votre temps.

Autre

En Anamnèse, poser la question « avez-vous déjà suivi d’autres thérapie auparavant ? », afin de déterminer si des techniques ont échouées et voir les autres tentatives de solutions.

Il est préférable de dire que des efforts se sont retournés contre lui, au lieu d’affirmer que ce qu’il a essayé n’a pas marché. En déclarant ça na pas marché, on peut donner au client l’impression que ses efforts étaient tout simplement vains, alors que l’emploi de l’expression « se retourner contre » implique qu’ils sont contre-productifs, voir préjudiciables.
Si un client fait état d’une situation qui parait s’être améliorée, nous leur demandons si le problème a évolué avant d’apporter une confirmation à leur réussite. Si, comme cela arrive parfois, les clients disent qu’ils ne considèrent pas qu’il s’agit d’un changement significatif, il est alors préférable de ne pas les féliciter.

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