shadow

Je suis tombé sur un cas très intéressant, je ne donnerai pas plus de détails sur la situation, à part que l’intervenant a un comportement que je qualifierai d’écureuil. Je crois que cela concerne quand même pas mal de monde, d’où ce post qui peut apporter certaines idées.

Notre écureuil humain me parle de ses boîtes, ses cartons, ses bacs qu’il range et entasse, au travail et à la maison,  sans jamais en vider le contenu, dans un but de destruction. Idem pour ses vêtements.

  • « Il y a sûrement quelque chose d’important dedans, je ne vais pas me débarrasser de tout cela d’un coup. il faut que je prenne le temps de trier » ;
  • « Trier ? Je n’ai pas le temps ! Je suis débordé» ;
  • « Jeter ? quel gâchis. On ne sait jamais, cela peut servir un jour ».

J’en conviens, chez beaucoup de personne ce pattern existe et ce problème est bien plus large. Il touche au choix et parfois à la fois : une incapacité à gérer son temps, sa communication et à faire la part des chose entre ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Garder tout, s’encombrer, ne pas savoir jeter, ne pas savoir mettre des priorités, et fuir loin dès qu’il s’agit d’aborder le sujet.

Un jour, en discutant avec cette personne, alors qu’elle est en train de lire son mail, je m’aperçois qu’il reproduit le même ‘pattern’ avec sa boîte e-mail.

  • Non lu: 82.000 emails (sur combien … Je ne sais pas). Oui quand même, un beau palmares.
  • En ‘draft’: 2.400 emails (c’est à dire des e-mails en cours d’édition mais non envoyés)

Devant les yeux de l’individu, je vois le désarroi et la honte. Je constate et lui explique que sa boîte e-mail est une très belle représentation, une métaphore, de son ‘problème’. Un beau challenge en perspective.

Pour continuer la réflexion, et l’élargir ce débat, comment voulez-vous qu’une personne sache gérer elle-même ses priorités si elle n’est pas capable de faire une distinction entre ce qui est vitale et le reste, ce qui est indispensable et le reste. Il faut trouver la cause originelle du problème (root cause).

Si vous êtes thérapeute, il est parfois  intéressant de (se) poser quelque questions :

  • Est-ce un déchet ou de la valeur ajouté ?
  • Cela encombre-t’il ?
  • Vous triez vos déchets (poubelles) ? (en Belgique c’est obligatoire).
  • Avez-vous un sentiment quand vous mettez vos poubelles dehors ?
  • Quand vous recevez un cadeau, vous gardez l’emballage ?
  • Vos excréments vous en faites quoi ?
  • Votre maison brûle, vous sauvez quoi ?

L’un de ces question risque de vous donner des indices intéressant.

Ce sujet est vaste, relativement intéressant.

Remarque importante : Nous avons là un comportement « d’écureuil », sauf que l’animal, le vrai,n’encombre pas son ‘nid’. Il fait des réserves pour passer l’hiver, il le fait pour sa survie (c’est aussi à expliquer à la personne qui désire changer).

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