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Si tu fais une séance avec une personne, tu peux travailler avec son problème, pas avec elle. La thérapie provocatrice met le client face à ses propres responsabilités, avec l’aide du paradoxe, de défis, de l’humour, parfois un peu d’ironie.

Voici mon feedback concernant la formation P.E.T. – Provocative Energy Techniques – (PET et Méthodes avancées énergétiques – AEM) – du 13 au 15 Novembre à Paris.

 

 

Note : Attention cette page n’est qu’un survol et en aucun cas un cours. Les commentaires, perceptions et remarques n’engagent que moi. Un autre participant, avec d’autres attentes, pourrait avoir un avis tout à fait différent, et tant mieux.  Venez à la formation pour plus d’informations.

Généralités

C’est la première fois que Steve Wells et David Lake font une formation à Paris. C’est Therapeutia (Belgique) qui a coordonné la formation suite au succès à Bruxelles l’année dernière. Mes amis de Hype-n-ose sont aussi présents.

(A mettre dans vos agendas : un grand évènement est annoncé à Bruxelles, avec de nombreux invités, le 6, 7 et 8 mai prochain).

Pour en revenir à la formation, nous avons d’abord commencé par la description de la technique PET, ses origines et ses principes. La différence entre les techniques PET, EFT et SET . Ensuite ont suivi de multiples démonstrations et exercices de tapping et de thérapie. Le but de la formation, bien qu’orientée thérapie, est que chaque participant travaille sur ses propres problèmes. Nous en avons tous.

David et Steve mettent de la bonne humeur avec leur équipe et nous montrent rapidement leurs compétences en matière de thérapie (dialogue, tapping, analyse, provocation, humour, …) . Très beau a voir et a écouter.

Technique et principes

C’est un résumé, a mettre dans son contexte.

Que fait le praticien provocatif ?

  1. Il comprend au plus vite le réel problème,
  2. Il interrompt le processus problématique par le meilleur moyen possible.
  3. Il met en place un processus de changement.

Comment être ‘provocatif’ ?

  1. Encourager le client à continuer son comportement afin de le décourager .
  2. Amplifier le côté négatif du client. Ce qui le fait réfléchir / sortir de sa vision

Processus

Prendre le problème du client , et lui montrer votre étonnement, votre compréhension ( quoi seulement ?. Oh pauvre chose. Huuuuu.)

  1. Exagérer
    • Exagérer le problème
    • Exagérer les conséquences  (Tu vas être la pire … de l’année )
  2. Minimiser
    • minimiser (Tu appelles ça un problème ? Ce n’est rien)
    • envoyer des fleurs au client quand il proteste
  3. faire le Ping pong entre les états.
  • Jusqu’à ce que le patient ne se sente plus concerné.
  • Il faut que le client soit congruent dans ses actes et ses paroles, au sinon, vous continuez.
  • Rappeler au patient que son problème est noir ET blanc et pas seulement l’un ou l’autre.

Les forces ‘invisibles’ de la PET

Rapport

La connexion avec le patient est nécessaire et doit passer par le cœur. C’est la connexion invisible entre le client et le patient et elle est primordiale. Les mots sont secondaires.

Il faut parfois s’excuser auprès du patient, si nous avons été trop loin. Le client nous enseigne aussi des choses merveilleuses.

Réponse . Empathie.

Vous ne pouvez pas faire ce genre de thérapie sur un ton monotone . Vous devez être capable de varier de style et être capable d’improviser dans le verbe et l’émotion.

Recherche

La recherche de la solution est permanente.

Exagération

L’exagération met en avant les défauts du patient. Il faut faire comme si vous dressiez une parodie ou une caricature. Quand le client met un feu rouge et s’arrête , c’est l’opportunité pour le thérapeute de foncer.

Il faut néanmoins nuancer les dépassement et travailler avec coeur et empathie. Il est nécessaire d’avoir un bon rapport, une bonne relation et l’accord du patient. A ce dernier de définir les limites à ne pas franchir, mais aussi de les justifier. Quitte à revenir dessus à une autre séance .

Résistance

Certains clients ne sont pas « obéissants ». Si le thérapeute propose une solution et que le client dit »oui, mais … » il y a alors RÉSISTANCE . De cette manière la thérapie ne marche pas. C’est le jeu du ‘oui, mais …’ il est parfois nécessaire de retourner la situation et de prendre le parti du client. Et cela déclenche une réaction de confrontation très différente et troublante.
Le « oui, mais non … » du patient est plus efficace car il n’y a plus de lutte entre le thérapeute et le patient. Il n’y a pas de concession ou de complaisance à faire d’un côté ou de l’autre, le dialogue et la thérapie commencent alors réellement .Parfois le client met la pression sur le thérapeute pour avoir la solution. Le thérapeute veut alors donner une réponse , mais se fait prendre au piège du client. Le but est alors de donner une solution ridicule, quelque chose d’inattendu et d’inacceptable . Cela brise le mécanisme et provoque une contre-réaction .

« Plus de la même chose. »

Encore, plus, plus loin, plus fort …

Encourager le client à penser, à ressentir et à faire la même chose.
Encourager la personne à rester la même personne. Pire encore, n’imaginez même pas de changer
Montrer à quel point il est dangereux de changer. Et pourquoi le changement est mauvais.

À un certain moment le client dira que vous êtes sur la mauvaise piste ou bien que vous avec tord.

Travailler avec un couple

Un couple ou une relation à deux c’est de l’amitié, de l’amour, du respect, des histoires. Il y a entre autre, certains éléments clé, tels que:

  1. Une attraction inconsciente, qui est présente ou l’a été.
  2. Un programme
    • « job description » (Pourquoi avez vous signé ? A quoi vous êtes vous engangé ?).
    • « Crédit rating » (Quelles sont les contraintes et le prix a payer par chacun) Regarder à moyen et long terme.
  3. Une relation de dévotion et d’acceptance est en place.
 Ne reproduisez pas l’ambiance des problèmes de la maison dans votre cabinet, au sinon vous allez vous faire aspirer. Cela peut vous exploser à la figure.
  1. Le tapping doit être fait l’un sur l’autre, en partenariat , afin que les deux aient un bénéfice . L’un a la parole pendant que l’autre lui fait du tapping;
  2. On continue, et on inverse les rôles. On continue les rounds
  3. Le tapping, proche et simultané sur le visage, doit être fait et orienté vers l’admiration de l’autre.

Le bon est le mauvais sont mélangés. Nous voyons le côté sombre de l’autre mais pas le nôtre. Ici le tapping est le grand intégrateur .

Autres remarques

A retenir aussi, ou certains faits marquants.

  • « On dit qu’un médecin que s’il se soigne lui-même, il a un patient idiot. »
  • Au patient : « Vous pouvez aller partout, mais il faut partir d’où vous êtes et non pas d’où vous auriez voulu être. »
  • « Trop souvent le praticien est dans ses pensées ou dans la réflexion de ce qu’il va ou doit faire. La meilleure chose que vous pouvez offrir à votre patient c’est être présent et à l’écoute. »
  • « Dans certains cas, le thérapeute ne sait pas gérer le fait que son patient soit atteint d’un lourd problème (compliqué). Il (le thérapeute) fait alors ce qu’il peut en fonction de ses croyances et de ses compétences, et s’il n’y arrive pas, il essaye de transformer ce problème en élément positif, et si cela ne marche toujours pas il rejette alors la faute sur le patient. En tant que thérapeute, il est nécessaire d’être prêt à affronter le pire et il faut être  équipé de  compétences, d’outils , d’un sens de l’improvisation et d’une (solide) présence d’esprit . Il faut rester positif sur la situation, ne pas hésiter à chercher et trouver les pistes du changement. C’est bien ici que la thérapie provocatrice à toute sa valeur. »
  • Quand vous arrivez face à deux chemins et que l’un est fortement empreinté l’autre semble un peu abandonné , prendre ce dernier vous mènera parfois à des réponses ou des expériences intéressantes. Mais il faut aussi savoir que s’il est peu empreinté c’est probablement pour une bonne raison.
  • Levez la main si vous communiquez avec des gens , tous les jours. Gardez la main levée si vous y consacrez au moins une heure. Gardez la main levée si vous consacrez autant ou plus de temps dans le dialogue avec votre conjoint. (message pour les thérapeutes et autres praticiens qui passent plus de temps à régler le problème des autres que celui de leur couple)

Phrases

Car le verbal des formateurs est un régal. J’ai relevé quelques phrases intéressantes ( à remettre dans un contexte de dialogue avec le patient), reprenant humour, rapport intense ( compassion et empathie), instructions et intentions paradoxales, quitte à travailler le côté sombre ou l’impensable de l’individu.

  • Qu’avez-vous en commun ? Nous nous sommes mariés le même jour. (couple)
  • Tu n’as plus 18 ans.
  • Tu sais augmenter ta douleur, alors elle peut varier, donc diminuer aussi. Si la douleur augmente, ce n’est pas très bon, mais le fait qu’il y ait une variation est un bon signe.
  • Tu t’es toi-même créé ce problème, tu l’as emmené avec toi.
  • Arrêtez de parler, vous parlez trop et vous ne prenez pas le temps d’écouter (vous) et autorisez-vous à ressentir, puis à agir. Vous voulez aller trop vite vers la solution. Il n’y a pas besoin de se presser. Après tout ce n’est qu’un tout petit problème (le décès de son mari).
  • Vous avez un esprit rebelle.
  • Vous êtes une crotte. Vous allez ‘bien’ vous dites … Combien d’enfants vous avez ? Oh mon Dieu.
  • Vous dite vous être débarrassé de ça ? C’est quoi ça ? Surprise, c’est encore présent .
  • Pas besoin d’accepter votre problème, continuez alors à le nier. C’est injuste, c’est une faute de ta part, il faut blâmer quelqu’un. Nous avons trouvé les causes de l’autisme .
  • Peut-être que tu gâches ton temps. Tu as probablement du temps libre à consacrer entre minuit et 4 heures du matin.
  • Nier, blâmer sont des réactions humaines face à un problème . C’est vrai et c’est révoltant. Il faut vous rebeller .
  • Si un vase se casse, les gens en général veulent le réparer et font tout pour revenir à la situation d’origine. Mais cela ne sera jamais le même vase.
  • Patient : J’ai travaillé sur ce problème depuis des années … Thérapeute :  Et c’est ça le résultat ? Bravo ( provocant).
  • C’est dommage que tu ne pourras jamais t’aider, la procrastination ( le courage, l’estime de toi, la fainéantise) est un problème génétique .
  • Tu as 50 ans dans 4 ans. C’est presque la fin de ta vie. Tu ne t’en soucie pas. Mais tu devrais.
  • Il avait sur sa pierre tombale : il aurait dû passer plus de temps au travail.
  • Je me fais du souci pour toi. Appartement tu ne le fais pas. Tu devrais.
  • Tu peux vivre ta vie par procuration. Le cul dans ton fauteuil. Et tupenseras que c’était mieux avant.
  • Patient: J’ai peur du succès. Thérapeute : Ne t’inquiète pas. Si cela arrives-tu pourras me donner ton argent. C’est quoi le sujet succès pour toi ?
  • Le fait que tu ne fasses rien me fatigue. C’est ton hobby ?
  • Moi aussi je ne fais rien, comme toi. Mais plus activement que toi.
  • Il faut que tu cultives l’art de ne rien faire et faire l’éloge de la paresse.
  • Tu me fais penser à un poster, avec un bateau qui coule et un message en dessous : ma vie est peut-être destinée à servir de signal d’alarme pour les autres.Tu es né en ayant tort. Tu as accumulé beaucoup de pêchés. Tu sais que penser  est aussi mauvais que si tu avais agi ?
  •  Tu n’as pas assez honoré ton père et ta mère . Qui as tu désohonoré le plus ? Tu les as déshonoré tous les deux de la même façon .
  • Alors qu’un homme marche dans la forêt. Si un arbre tombe et que personne l’entend. Est ce que l’homme à tort ? Pour une femme, l’homme as toujours tort.
  • « Mystère » , ton nom est celui d’une femme. Des personnes plus intelligentes que toi ont essayé de comprendre les femmes et elles ont échoué. C’est pour cela que les bars ont été crées.
  • L’homme est née avec sa part de masculinité , le rôle de la femme d’essayer à tout prix est de le changer.
  • Il n’y a pas d’espoirs, il n’y a pas de solution. Tu sembles bien courageuse. Tu es une force de la nature. Peut être es-tu un ouragan ?
  • Tu devrais accuser quelqu’un pour tous tes problèmes. C’est facile, et cela fait du bien.
  • « Ce n’est pas un manque d’amour qui peut poser un problème dans un couple. C’est le manque d’amitié. »
  • Penser est ton problème . L’homme n’est pas fait pour penser. L’homme doit aussi se reposer, et penser empêche de se reposer.
  • As-tu déjà entendu « penser c’est devenir riche » ? Non ? C’est bien, tant mieux .
  • Ton bateau de sauvetage est en train de couler.
  • Comment en es-tu arrivé là ? Avec une montre bleue, une gourmette, une chemise où tu as oublié de fermer un bouton. C’est une stratégie .
  • Ne dis jamais « ça ne peut pas empirer ». Peut-être que ce que tu as maintenant est le meilleur de ce que tu peux espérer .
  • L’élève qui prend un coup souffre et pleur. Le maître lui, y prend du plaisir. Apprends à demander à recevoir des coups.
  • Tu as des origines italiennes ou grecques ? Quelle tragédie Italienne…
  • Continue à te faire battre, jusqu’à ce que ton morale remonte.
  • Apprends à dire : on va tous mourir . Sortez vos morts (en référence aux Monthy Python).
  • Les gladiateurs ne sont que des gens qui ont été ramassés pour être mis dans l’arène . Ils n’avaient pas de choix. Leur fin était inévitable . Tu aurais pu être l’un d’entre eux.
  • Cette situation est sans espoir, mais n’est pas si sérieuse que ça.
  • Un gars qui suivait un stage de pensée positive, sorti et alla dégonfler un peu les pneus de ses formateurs et leur demanda « à moitié plein ou à moitié vide ? »

Rajoutez à cela une double couche d’humour australien; un humour de gentleman fréquentant les bars, les églises et les stades de foot (entre autres), bien caustique et sans nuance d’un point de vue imagé, mais placé au bon endroit, glissé comme métaphore thérapeutique.

Pour les experts et accros

Il existe un processus de certification

Pour au moins avoir le diplôme de ‘PET practitioner’, voici les critères:

  1. Au moins 77 h de formations ( workshops),
  2. Aspect de la supervision,
  3. Mise en pratique avec des clients – 50 clients,
  4. Lectures ( entre autre Erickson et Frank Farrelly)

Prochaines sessions

  • Les 4, 5, 6 octobre  2013 à Paris
  • Les 14, 16, 17 février 2014 à Bruxelles

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