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Hypnotherapy
J’ai régulièrement la question sur « comment se déroule une séance d’hypnothérapie » avec moi ; c’est pourquoi je pense qu’il est intéressant de faire le point dessus et de vous le partager.

Note :

  • J’utilise le terme « patient », dans une séance de thérapie, le mot  « client » me semble trop mercantile et manque de relationnel. Dans tous les cas, c’est un rapport humain qui s’établi. Un rapport de respect et d’écoute.
  • L’exemple ci-dessous, dépend évidemment de la situation est de la problématique à aborder. Une séance de coaching, de découverte ou d’apprentissage de l’auto-hypnose se déroule différemment.

Allons-y.

Premier contact

Généralement par téléphone, parfois directement, un premier échange se concrétise. Les doutes se dissipent. Le rapport s’installe. L’objectif se clarifie.

Le rendez-vous est fixé, le contact est établi, un minimum de données est récolté (nom, prénom, email, adresse, téléphone, but de la séance). J’envoie une confirmation du rendez-vous ainsi que quelques informations complémentaire, « de routine », par e-mail.

Ouverture

Il y a une salle d’attente, mais elle n’est que de peu d’utilité. Quand un patient arrive, je l’invite dans mon ‘cabinet’ (la pièce où je pratique la séance) et lui propose un thé, de l’eau ou bien un café. Je laisse ensuite la personne quelques instants, le tant de préparer sa boisson, et lui permettre de prendre confortablement des marques dans ce nouveau lieu.

La séance a déjà commencé.

Je pose quelques questions en fonction de la situation, afin de jauger et évaluer l’anxiété. La personne est toujours debout, ou alors déjà assise ; elle choisit sa place si nécessaire. Enfants, animaux, passions ? Le lien s’installe.  Le patient s’installe, au mieux. Confortablement.

Dès le moment ou le patient à prit contact avec moi, tout est mis en oeuvre pour l’aider à atteindre son objectif d’ici à la fin de la séance, ou au moins avoir progressé notablement dans la bonne direction.

Je ne fais pas d’anamnèse trop détaillée ou de prise de notes effrénées car je trouve cela comme une perte de temps – et ce temps est celui que mon patient paye. Au lieu de cela, je demande généralement « quel est le but de la séance d’aujourd’hui. » C’est une question peu ouverte, qui appelle une réponse précise. Une réponse qui va guider la suite du travail.

Les séances sont enregistrées en audio et archivées, seulement afin d’y revenir en cas de situation très pointue ou délicate. Je ne re-écoute jamais une séance. Tout est gardé en sécurité et reste confidentiel.

Travail et synergie

J’écoute tout ce que le patient. Et je dis TOUT. J’écoute chaque mot, pronom, métaphore, et structure linguistique. J’écoute la façon dont cela est exprimé. Je mets de l’attention au langage du corps (le non verbal), incluant la posture, les gestes, les micros mouvements et les contractions, les yeux, la dilatation des pupilles. Les informations ainsi reçues, et leurs interprétations me guident vers où orienter mon travail et commencer à mettre en place une structure pour la séance. Utiliser les bonnes thématiques et les bons outils. Le choix des ‘outils’ est le mien, mais l’usage sera partagé.

Il est intéressant de remarquer qu’à aucun moment le patient n’est forcé de me donner des informations personnelles (même si parfois cela peut faciliter la tâche). Travailler avec des personnes profondément marquées par des événements physiques ou psychologiques ne nécessite pas de refaire remonter les détails sordide ou cru. J’ai déjà mené des séances complètement en aveugles. Si le patient en vient à vouloir entrer dans les détails de son histoire, j’y mets généralement un arrêt et relance différemment la séance. Cela permet aussi de travailler de façon optimum avec le conjoint d’amis, ou avec des couples en mauvais terme.

Je prends des notes durant la séance. Je note seulement les éléments nécessaires à la séance, les clés positives a son bon déroulement. À la fin de la séance, je donne mes notes au patient, y incluant certains conseils ou des notes sur des tâches à accomplir. Donner mes notes est aussi un signe du respect de la confidentialité. Ce que je garde ce sont, les dates et heures du rendez-vous, les informations pour contacter la personne, un résumé en quelques lignes de la situation, un rappel des dernières tâches demandées.

Je travaille de différentes manières durant une séance, toujours guidé par les besoins du patient afin d’être le plus en adéquation avec lui. Je base mon intervention sur mes recherches et connaissances en neurosciences, programmation neurolinguistique, hypnose et les formations reçues et partagées avec mes pairs, le tout emballe dans mon expérience et la séance pratiquée, avec une énorme dose de passion et de motivation.

Je travaille de 3 façons durant une séance – le nettoyage (on nettoie les dégâts), du régénératif (rendre les bonnes choses meilleur), du stratégique (donner au patient une nouvelle façon de réagir, une stratégie, pour l’aider à changer après la séance, et prévenir le problème de se reproduire, dans le futur).

Parfois, je pratique de façon ouverte et franche. Il est clair que je pratique une intervention, souvent en demandant au patient de fermer les yeux pour l’aider à s’immerger dans l’expérience. Parfois le travail est effectué de façon plus discrète et nuancée, en utilisant certaines stratégies et de techniques verbales pour changer le processus de pensée du patient.

J’utilise une gamme de techniques variées. Certaines sont des processus mentaux qui vont guider les pensées du patient durant mon intervention, le faisant écouter ma voix et suivre des instructions. Certaines sont plus physique et comportemental, et il est demandé au patient de changer de position, taper certaines parties de son corps, ou de se serrer dans ses bras. Parfois, je leur fais lever un bras, ou place mon pied sur le leur, ou demande de se concentrer sur la pointe d’un stylo alors que je me promène autour d’eux – toujours, toujours avec leur permission.

Dans toutes les interventions, j’assiste mon patient à changer sa façon de penser, de réagir. J’aime souvent énoncer cette définition de ce qu’est l’hypnose: « L’hypnose est un état modifié de conscience. Un état naturel. L’hypnose est une façon de faciliter l’individu à faire une chose qu’il fait naturellement, seulement dans un contexte très différent de celui où la chose se produit habituellement, et avec un but stratégique spécifique de la faire se produire. »

Les patients pensent souvent qu’un hypnothérapeute ne fait que les « mettre en hypnose, leur donne de nouvelles instructions, et ensuite les réveils ». Bien que cela puisse (rarement) être approprié, le processus est bien plus interactif que cela.

Il n’est pas nécessaire d’utiliser des techniques formelles d’hypnose. Les gens sont, en règle générale déjà dans un état modifié de conscience sans induction formelle. Je n’utilise qu’occasionnellement le mot « dort! ».

Ce qui fait partie de toutes mes séances est le sens de l’humour. Un sourire ou le rire est souvent la meilleure thérapie possible. Il est bon d’avoir mon patient relaxé et appréciant la séance. Certaines images, phrases, métaphores ou descriptions seront évoquées, sans retenue de ma part, parfois de façon crue,  mais toujours dans une but de changement. Avec respect.

Mais, chose importante, il n’est pas nécessaire que le patient aime le praticien. Une certaine rugosité peut être nécessaire, parfois un bon coup de pied au c.. pour relancer la machine. Le rapport doit être excellent et respectueux, mais pas besoin de plus si vous ne le souhaitez pas. Le but est d’atteindre l’objectif, d’obtenir le changement. Le thérapeute est un levier, le mouvement et le résultat est celui du patient.

Atterrissage

J’aime que mon patient soit relaxé et qu’il apprécie et ressente le changement. Je fais le nécessaire afin d’aider mon patient à penser et à être différent – et devenir la personne qu’il veut être.

La séance se termine généralement par un retour sur expérience, avec un feedback sur le ressenti et les perceptions. Evidemment le règlement de la séance est fait en bonne et due forme. Une séance dure en général une heure, voir une heure et demie.

Je clôture en demandant au patient de me faire un compte rendu, généralement après une semaine, afin qu’ils me fassent savoir s’il a remarqué, ou n’a pas remarqué quelque chose de nouveau. Cela permet de planifier si nécessaire une séance supplémentaire.

En général peu de séances sont nécessaires pour résoudre un problème spécifique ou pour provoquer un changement. Mais chaque patient est unique et parfois plusieurs séances sont nécessaires afin de résoudre une cascade de problèmes, ou tout simplement mettre en place tous les éléments nécessaires au changement désiré.

Voici donc quelques clarifications. Il n’y a pas de fumée, de lumières spéciales, vous ne dormez pas, pas de divan en cuir, pas de praticien qui vous tourne le dos. Je continue à me former et garde de bon contact avec le milieu médical et professionnel, c’est-à-dire les médecins, neurologistes, psychologiques et psychiatres. Je peux expliquer à tout instant ce que je fais en séance et dans quel but. Ce n’est pas de la magie, mais le résultat peut vous faire revenir le sourire.

Ainsi se déroule une séance. Celle qui n’est pas mienne, mais celle du patient. J’espère vous avoir donné suffisamment d’information. Si cela n’est pas le cas, envoyez-moi vos questions (ci-dessous) ou bien à js.opdebeeck@gmail.com .

 

Dernière remarque: Chacun d’entre nous évolue et il se peut que d’ici quelques mois ou années j’aie une autre approche ou amélioré certains aspects. Tant mieux.

Bien sûre, si vous souhaitez réserver une séance, faites le moi savoir.   Enjoy.

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