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FrankFarrellyJe vous invite à découvrir un extrait d’une séance de Frank Farrelly –  plus bas dans ce post.

Ce grand homme et thérapeute exceptionnel nous a quitté début 2012.

La provocation « à la Farrelly » est pour moi la forme la plus naturelle de la congruence. Vous avez l’autorisation de toujours dire ce que vous pensez .

Comme le dit Farrelly lui-même, si vous dites tout haut la pire des choses qui vous vient à l’esprit en voyant ou en entendant votre patient, alors vous avez une chance de vous approcher au plus près de ce à quoi il (ou elle) a déjà pensé de son cas. C’est vrai : essayez ! De toute façon, si vous le pensez et ne l’exprimez pas, vous romprez la synchronisation, et ça le patient le ressentira…

Là est l’astuce ! La provocation en thérapie joue sur une incongruence volontaire et maîtrisée entre : le verbal, provoquant le Conscient, et le non-verbal puissamment empathique, doux, et accompagnant l’Inconscient.

D’abord, il s’agit de comprendre cette forme de « provocation » comme un « pousser à agir » et non une quelconque incitation à un comportement agressif. Pour reprendre la définition qu’en donne le Larousse, c’est « inciter, pousser quelqu’un à faire quelque chose ».

Ensuite, il ne s’agit pas non plus de cynisme gratuit, de grossièreté ou d’arrogance. Cela, c’est de la méchanceté, pas de la thérapie. En provocation thérapeutique, le verbal exprime une chose, souvent dure, choquante ou déconcertante pour le patient, et le non-verbal exprime une immense bienveillance, le tout en parfaite synchro.

L’humour est omniprésent. Farrelly nous explique : « Si le client ne rit pas pendant au moins une partie de l’entrevue, il ne s’agit pas de thérapie provocatrice et le travail risque d’avoir des résultats néfastes ».

Farrelly pense que le but du thérapeute est de permettre au patient d’expérimenter (à nouveau) cinq comportements particulièrement utiles à l’atteinte de ses objectifs ou sa guérison :

  • Faire preuve d‘assertivité : le thérapeute cherche à provoquer des « réactions de combat ».
  • Démontrer sa valeur personnelle, en paroles et en actes.
  • Acquérir l’autonomie. Savoir se défendre de manière réaliste et appropriée : « le monde n’est pas un cabinet de psychothérapie ».
  • Prendre conscience de sa place et de la réalité sociale. Se comporter de façon rationnelle, par rapport à la norme culturelle en usage : « Vous n’êtes pas responsable de la tête que vous avez, mais vous êtes responsable de la gueule que vous faites ».
  • Communiquer de façon positive, spontanée, et savoir faire preuve d’émotions : affectives (amitiés), amoureuses, sexuelles (attirances)…

Regardez bien à quel point la personne change d’expression et d’attitude.

Pour prolonger la découvert et le plaisir su ce sujet, je vous invite à lire le livre,  Thérapie Provocatrice …

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