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visualizePour être un thérapeute efficient, il faut savoir dépasser l’inquiétude :

  • de la performance – cela évite d’être épuisé et tendu. Il est important d’être présent, entièrement dédié à la séance. Le but n’est pas d’aligner le maximum de séances dans la journée, de faire du chiffre, mais de délivrer de la qualité et de mettre en valeur ses compétences, au service de l’autre. Ici nous ne sommes pas dans un sprint, ni de l’endurance, mais dans un sport de combat subtil. J’aime comparer mes séances à l’Aïkido.
  • du rejet – Il faut absolument passer ce cap de « est-ce que la séance était bonne ? » ou « pourquoi ne vient-il plus ? ». Nous ne sommes pas dans une relation qui est censée se prolonger. Il ne faut pas s’attacher, ni au patient, ni à son histoire, même si l’empathie peut être là. Soyez heureux si vous recevez un feedback, direct ou indirect, ou s’il revient après quelques semaines pour continuer. Cela veut dire qu’il faut accompagner le patient en lui donnant toute notre attention, … quand cela est nécessaire. Avoir plusieurs milliers de personnes en consultation dans sa carrière, c’est aussi avoir autant de rejets car si cela marche la personne ne vient plus, si ça ne marche pas idem.
  • du regret – « Le regret est une seconde erreur ». Regretter n’est pas nécessaire si vous avez donné le meilleur de vous-même durant votre séance. Vous évoluez, vous progressez, vous trouverez peut-être des réponses à certains de vos ‘échecs’, mais c’est trop tard. Il faut aller de l’avant, et se concentrer sur l’amélioration de soi et ainsi le livrer à ceux qui en on besoin.
  • de la sollicitude – « La solicitude est le soin affectueux que l’on a pour quelqu’un, ensemble des égards, des soins attentifs dont on l’entoure », il faut la dépasser, oser s’offrir au moment où cela est nécessaire, dans les bonnes proportions. Il faut rester dans une relation adaptée patient / thérapeute, il faut donner sans s’abandonner ou se sacrifier.
  • de la séduction. Le rapport à l’autre est la clé d’une bonne séance. Il est important d’être en phase et en harmonie avec le patient. La synchronicité, l’écoute, la parole, les émotions, l’attention que vous donnez doivent être vrais ; et cela crée une relation de séduction, une attirance intellectuelle, de la curiosité, de l’émotion qui se ressent droit dans le coeur et le corps…  Ne laissez jamais d’ambiguïté ni de fausses intentions. Vous êtes dans une posture haute d’autorité, vous avez la compétence des mots et de l’écoute  en votre faveur. Le patient peut chavirer si cela fait partie de ses faiblesses. Ayez du respect, du tact, ne blessez jamais.

Ces 5 aspects ont le même niveau d’importance. Un seul qui est déficient fait s’écrouler les autres.

« On n’est ( on ne naît) pas un bon ou un mauvais thérapeute, mais on est thérapeute ou on ne l’est pas. De même qu’on est enceinte ou qu’on ne l’est pas. On n’est pas un peu enceinte ! »

Ne jamais essayer de s’approprier une technique (cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas comprendre la technique), il faut trouver sa propre approche car il est important de rester collé à sa propre personnalité.

 

 

 

 

 

Et vous ?

Comments

  1. Gaëtan Klein    

    Intéressant. Ca demanderais à être développé. Je ne sais pas si on « nait thérapeute », mais une chose est certaine, on peut, en tant que thérapeute, s’améliorer.
    Souvent, ca passe par le fait d’arrêter de trop vouloir s’améliorer justement. Se laisser aller, se faire confiance, être dans l’instant présent.
    C’est un peu dans la lignée de ce qu’enseignent certains formateurs en hypnose. Je pense à Kévin Finel ou Frédéric Vincent.
    Il y a le travail externe (technique) et le travail interne (état de conscience, utilisation des acquis, présence, intuition, etc…) et le travail stratégique entre les deux.
    Et par exemple, s’il est utile de se former, une fois en face d’un client, c’est le parfois moment pour oublier consciemment ce qu’on a appris. Et faire confiance à son inconscient, ca se pratique !
    J’aimerais bien que tu développes sur le côté sollicitude et suggestion que tu évoques.
    @+

    1. Js Opdebeeck    

      Merci Gaëtan pour ce commentaire. Je vais développer cet article une peu plus . Probablement dans la semaine.

      Effectivement, on ne naît pas thérapeute, mais lorsque l’on est thérapeute c’est probablement que le rapport à l’autre est devenu une évidence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

      Etre un ami, ou bien un confident ne fait pas de nous un thérapeute. Il y a cette volonté d’écoute, de compréhension et de réponse adaptée qui fait la différence, cette décision de plonger dans la ‘carte’ de l’autre et de l’accepter comme telle.

      L’article parle d’efficience … je vais reprendre les points en détail avec plaisir.

      Js

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