shadow

interruptNe le laissez pas vous mener en bateau.

Le problème est que le patient est  littéralement coincé dans un processus de répétition des mêmes pensées, des mêmes émotions et du même comportement.

Il est nécessaire de provoquer de nouveaux comportements, ou bien de les changer.

Il est important de garder le cap sur l’objectif de la séance.

Comme il l’a probablement fait des centaines de fois à d’autres personnes (et à lui-même) , à partir du moment où le patient commence à vous ‘raconter’ son histoire, il n’est plus dans la thérapie mais dans sa zone de confort, son monde qu’il a construit et entretenu méticuleusement. Il n’y a pas d’espoir de progression pas dans ce contexte.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter, bien au contraire.

  1. L’histoire est importante, mais une seule fois. A partir du moment où les informations reviennent en boucle , comme un disque rayé, ou un ‘déjà-vu’,  il faut passer à autre chose. Toute répétition n’est que perte de temps.
  2. L’histoire est importante, mais il faut que le patient soit DANS l’histoire et pas en train de la raconter.  S’il raconte son histoire, c’est comme s’il lisait un livre, il sera détaché et dissocié de la problématique. Le fait qu’il soit DANS l’histoire signifie association et travail possible sur le ressenti, la perception et les sentiments.
  3. L’histoire est l’un des piliers du problème et fait partie des éléments qui renforcent la croyance. Parfois, l’histoire peut elle-même la cause du problème. Changer l’histoire, interrompre la spirale sans fin, c’est aussi permettre à l’autre de souffler et de constater qu’il y a différentes histoires possibles, différents points de vue. Détruisez l’histoire et le problème semble – parfois – insignifiant.

Ce n’est pas seulement l’histoire qui peut être interrompue, mais aussi un comportement associé au problème, un mouvement oculaire, une représentation sensorielle, un ancrage négatif. Le but est d’interrompre cette chose qui tourne en boucle, encore et encore.

Il est parfois nécessaire d’interrompre le patient au moment où vous pensez qu’il est nécessaire de réagir, par exemple pour éclaircir un point, poser une question, …

Interrompre signifie aussi que vous avez bien écouté. L’écoute est primordiale, tant que les informations servent à la séance.

Comment ?

Bien interrompre nécessite du respect, du culot et de la créativité, un bon timing … un excellent rapport à l’autre et du respect.

Le non verbal

Quant un élément du non-verbal semble surgir .

  • « Ne bougez plus, refaites ce geste … comme cela. Répétez la même phrase, mais changer la position de votre bras ». « 
  • « Dites encore la même phrase, mais en levant les yeux, »
  • Vous mordu votre lèvre sur cette phrase ? Vous pouvez

Avec le geste,

  • Levez la main, comme pour faire le silence, ou pour dire d’écouter,
  • Pointez du doigt le ciel ,
  • Déchirez tranquillement une feuille de papier (c’est très efficace et déstabilisant)
  • Déchirez un mouchoir en papier, doucement et bien en évidence.

Le verbal,

Posez délibérément une succession de questions, en ne permettant pas au patient de répondre. Surprenez-le.

  • Histoire du patient  bla bla bla …
  • « Parfait, si je vous dis brûlure, cela vous fait penser à quoi ? » … « Et la couleur rose ? » … « Que signifie le mot trahison ? »

Posez des questions qui sont hors du contexte, brisez l’histoire et son cercle peu vertueux.

  • « Vous aimez les chiens ? »,
  • « Vous mangez des fruits, … ou alors vous avez peut-être détesté certaines choses dans votre enfance ? »
  • « Vous avez déjà été au Maroc ?,  … vous me parliez de votre peur des tunnels, mais tous les tunnels ? S’ils étaient de forme ronde aussi ? Avez-vous pensé à le faire dans une autre voiture ? »

Lorsque le  point semble intéressant à approfondir dites

  • « Stop, … vous avez dit quoi ? Et plus précisément ? « 

—-

L’élément de provocation dans cette stratégie est efficace car il permet de changer les représentations internes du patient. Cela peut être fait durant la conversation, en traitant le patient comme un vieil ami et les taquiner avec une série de suggestions. Cela peut aussi être fait dans un état de transe légère.

N’oubliez jamais, … il est nécessaire de respecter et de garder le rapport.

Quelques exemples de problématiques déjà rencontrés où la personne se retrouve ‘coincée’ dans une boucle qu’il faut interrompre : les phobies, la jalousie, les problèmes de colère, TOC, la dépendances , certaines questions alimentaires.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *