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Un homme tombe dans un trou et se fait mal.


Un cartésien se penche et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
Un spiritualiste le voit et dit : « Vous avez dû commettre quelques péchés ».
Un scientifique calcule la profondeur du trou.
Un journaliste l’interviewe sur ses douleurs.
Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
Un médecin lui lance deux comprimés d’aspirine.
Une infirmière s’assit sur le bord et pleure avec lui.
Une pratiquante de la pensée positive l’exhorte : « Quand on veut, on peut ! »
Un optimiste lui dit : « Vous auriez pu vous casser une jambe ».
Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

Un thérapeute l’incite à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou. Quelle est la raison de sa situation. La question lui semble absurde.

La douleur est violente, cet homme souffre, il est là au fond de ce trou. Comment et par quel moyen peut-il en sortir.
La solitude est présente car il est seul, seul face à lui-même.
Le désespoir, la haine, la violence montent en lui.
Il se redresse comme un fou furieux crie sa colère et se met à pleurer comme un enfant, puis retombe de sa hauteur. Cela fait mal.

Le fait de pleurer, libère quelque chose en lui. Il n’avait jamais osé pleurer auparavant (c’est un homme et un homme ça ne pleure pas, du moins, c’est ce qu’on lui a appris).
A sa grande surprise, il se sent maintenant plus léger, comme apaisé .
Une sensation étrange émerge au fond de lui, sa machine semble se remettre en route. Tout semble reprendre de l’énergie, de la vitalité.
Son coeur reprend une cadence rythmée, à la fois agréable et douce. Le corps et l’esprit se mettent à réagir positivement, le sourire de l’homme revient.
Il se sent bien, agréablement bien.

Il se relève de lui-même, fier et heureux, capable de sortir de son trou. Un trou peu profond en fait.
Dans ce trou, il avait appris qu’il avait le « Droit  » de Pleurer.

Aujourd’hui, il voit la vie tout autrement.
Il la voit plus simplement, car il a accepté de changer.
Il a désormais appris que pleurer est « Libérateur  » et qu’il n’y a pas de honte à ça.
Sa souffrance s’est envolé, son sourire est revenu.

Un enfant, le thérapeute, ou un ami aurait pu passer et lui tendre la main pour l’aider à sortir, mais cela ne lui aurait pas permis de comprendre la raison de sa chute dans ce trou si peu profond, incapable d’en sortir.

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