shadow

Aussi longtemps qu’un être humain a une image de lui-même à laquelle il est identifié, c’est-à-dire à un ego de croyant (quelle que soit la confession), un ego de psychothérapeute ou de chercheur spirituel, un ego national, politique ou professionnel, un ego d’homme ou de femme, d’homosexuel ou d’hétérosexuel ou que sais-je encore, cet être abrite un foyer de violence même s’il parle bien, est cultivé ou exerce une activité professionnelle ou autre socialement bienfaisante.

Dès qu’on est identifié à une idée de soi, on y est attaché et on souffre fatalement dès que quelqu’un la met en question. Cette image de soi peut toujours être blessée et blessure veut dire souffrance et la souffrance est la racine de la violence. Cette souffrance inclut la peur de souffrir contenue dans le besoin de défendre une position, de préserver le prestige de l’image.

Avoir une image de soi, c’est forcément avoir une image des autres, car toute idée de soi se construit et se définit par comparaison.

Nous sommes donc tous responsables de la violence qui sévit dans le monde tant que nous avons une idée de nous-mêmes. À commencer dans nos relations proches. C’est là que nous pouvons prendre conscience des images que nous défendons, des positions que nous protégeons souvent au mépris de la vérité, car défendre une image de soi rend particulièrement insincère.

Commençons donc par nous libérer de ce faux moi et la violence au dehors aura quelque chance de disparaître.

Shine

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