shadow

Voici deux questions qui permettent de rapidement déterminer la nature d’un problème, que ce soit en thérapie ou si vous souhaitez éclaircir vous même vos croyances. Evidement il y en a beaucoup  d’autres, mais je me concentre sur ces deux-là, en faisant un détour par le ‘Pourquoi’.

A éviter … « Pourquoi ? »

L’enfant terrible du questionnement. La question la moins productive serait d’utiliser le « pourquoi ? ». C’est une question sans cadre, sans limite, et qui est ouverte, tout est possible comme réponse. C’est une question que tout le monde se pose sans jamais pouvoir y trouver de réponse ou de solution. Si l’on savait « pourquoi », si mes patients savaient « le pourquoi », ils ne viendraient pas en séance. Si vous posez la question « pourquoi ? » à un enfant, il répondra « je ne sais pas », si la question est posée à un ado, il y répondra « parce que ! » ou n’y répondra pas. La question « pourquoi » ne retourne que rarement une réponse qui exprime motivations profondes et inconscientes.

« Je vous résume le freudisme : Pourquoi ? Parce queue…  » – Louis Pauwels

C’est pour cela que j’ai deux questions qui permettent rapidement de dresser un cadre, et de déterminer la nature du problème, ou de mettre un doigt sur la croyance évoquée.

« A quoi ça sert ? »

Désigner la ‘chose’, la mettre en action et y voir les interactions avec le monde du patien. 

  • Le ‘A quoi’ permet de déterminer la motivation et le cadre en rapport au problème, si problème il y a. Il peut y en avoir plusieurs.
  • Dire ‘ça’ désigne le problème de façon suffisante, mais sans le nommer. C’est au patient de lui donner un nom et non au thérapeute de le faire.
  • ‘Sert’, de servir / dé-servir montre la dynamique entre le patient et son problème. C’est aussi une porte ouverte qui permet de lier la problématique au patient et de déterminer le lien qui les attache. Il arrive que poser la question révèle au patient sa problématique, et lui permet ainsi de remettre en question la nécessité et l’utilité de sa croyance.

Cette question peut être répétée à plusieurs reprises. Elle creuse à chaque fois plus plus profondément.

  • Patient – Explique la raison de sa visite, du moins ce qu’il pense être sa raison – « Je viens vous voir pour un problème de confiance en moi ».
  • Thérapeute – « A quoi ça sert ? »
  • P – « ? »
  • T – « A quoi ça sert ?, la confiance en soi ? »
  • P – « D’avoir confiance en moi ?, et bien cela sert à …
  • T – « A quoi ça sert ? »

« La parole dit quoi, mais non comment » – Alan Watts

« De quoi parle-t’on ? »

Le patient nomme son problème, qui à désormais une apparence, voir même un nom précis, et regarde ensuite ce qu’il y a comme synergie.

  • Cela précise le cadre, ce qu’il y a dedans et ce qu’il y a en dehors. Les lignes et les contours sont dessinés.
  • Cela reflète la dynamique, et les interactions avec la personne, son entourage et l’environnement concerné. Les interactions avec le monde extérieur sont toutes aussi précieuse que la dynamique émotionnelle et interne au patient.

Plus la personne parle de la problématique, plus l’image qui nous en est renvoyée, deviendra nette et claire

  • Thérapeute – « De quoi parle-t’on ? »
  • P – « ? »
  • T – « Pouvez-vous me donner plus de détails sur X « 
  • P – Réponse …
  • T – « Et ? de quoi parle-t’on aussi ? »

Vous  obtiendrez ainsi une vue beaucoup plus précise, grâce à ces deux questions. Cela permet de ne pas tourner en rond, avec des questions ouvertes, qui ne sont peut-être pas liées à la problématique. Vous les poserez plus tard, si nécessaire.

Et en dehors d’une séance ?

Vous pouvez vous-même vous poser les questions (par écrit c’est plus formel), et cela devrait vous éclairer sur vos motivations.

  • « Je lis le blog Snap-Hypnosis, je ne sais pas pourquoi je lis ses articles, ou d’autres sites qui parlent de développement personnel / hypnose ? ».
  • « A quoi ça me sert ? »
  • Réponse
  • « A quoi ça me sert ? »
  • Réponse
  • « A quoi ça me sert ? »
  • Réponse (la spirale se resserre autour de la problématique, la vision sur la motivation devrait être désormais plus claire)
  • « De quoi parle-t’on ? » (cadre, synergie, interactions, …)
  • En fait …

 

f53bf2e95f0a098ec66da29b651ca3e6

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *