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Comment l’état de centrage peut rendre bien des services à celui qui le pratique .

Cet état à la fois physique et psychologique est à la base de tous types de situations dans lesquelles nous souhaitons être au meilleur de nous-mêmes. Que ce soit lors d’une compétition sportive, d’un entretien important, d’une séance en thérapie, de la pratique de l’hypnose ou de la méditation, se centrer réunit plusieurs caractéristiques qui, combinées les unes aux autres, génèrent une disponibilité immédiate de toutes les ressources dont nous avons besoin suivant le contexte.

Comment se centrer ?

  • L’ouverture : être ouvert, c’est avoir ses sens tournés vers l’extérieur. Focaliser ses sens sur l’extérieur entraîne de fait un retour d’informations extrêmement riches et chargées de sens pour nos objectifs.
  • La connexion : Se connecter à chaque chose ou être qui nous entoure. Établir un lien entre notre être intérieur (conscient et inconscient) et notre environnement. Cette connexion facilite l’interaction, les échanges, les dons et retours d’informations, de ressentis. Et plus que d’ÊTRE connecté, il s’agit de se SENTIR connecté.
  • L’analyse consciente : C’est être pleinement conscient de notre état à l’instant présent, éveillé, alerte et clair.
  • L’accueil : C’est l’idée d’accueillir de façon inconditionnelle tout ce qui se passe en moi ou à l’extérieur de moi (les autres), en terme d’émotions, de sentiments, de ressentis, de comportements, sans juger, critiquer, combattre ou fuir.
    Toutes ces caractéristiques, lorsqu’elles sont réunies génèrent un état de présence à soi et au monde pouvant nous faire largement dépasser nos limites.

Etre dans l’instant présent, ouvert, dans l’acceuil, connecté à soi et à l’univers, conscient du moment.

Pratiquer la cohérence cardique est aussi un excellement moyen de se centrer.

L’histoire du moine

Un jeune moine se rendait en ville, porteur d’un pli important à remettre en mains propres à son destinataire. Il arrive aux abords de la ville et, pour y pénétrer, doit traverser un pont. Sur ce pont se tenait un Samouraï expert dans l’art du sabre et qui, pour prouver sa force et son invincibilité, avait fait le vœu de provoquer en duel les 100 premiers hommes qui traverseraient ce pont. Il en avait déjà tué 99. Le petit moine était le centième. Le Samouraï lui lança donc un défi. Le moine le supplia de le laisser passer car le pli qu’il portait était d’une grande importance.

« Je vous promets de revenir me battre avec vous une fois ma mission accomplie. »

Le Samouraï accepta, et le jeune moine alla porter sa lettre. Mais avant de retourner sur le pont, il se rendit chez son Maître pour lui faire ses adieux, certain qu’il était perdu.

« Je dois aller me battre avec un grand Samouraï, lui dit-il, c’est un champion de sabre et moi je n’ai jamais touché une arme de ma vie. Je vais donc être tué… »

« En effet, lui répondit son Maître, tu vas mourir car il n’y a pour toi aucune chance de victoire, tu n’as donc plus besoin d’avoir peur de la mort. Mais je vais t’enseigner la meilleure façon de mourir : tu brandiras ton sabre au-dessus de ta tête, les yeux fermés, et tu attendras. Lorsque tu sentiras un froid sur le sommet de ton crâne, ce sera la mort. A ce moment seulement, tu abattras les bras. C’est tout … »

Le petit moine salua son Maître et se dirigea vers le pont où l’attendait le Samouraï. Ce dernier le remercia d’avoir tenu parole et le pria de se mettre en garde. Le duel commença. Le moine fit ce que son Maître lui avait recommandé. Tenant son sabre à deux mains, il le leva au-dessus de sa tête et attendit sans bouger. Cette attitude surprit le Samouraï car la posture qu’avait prise son adversaire ne reflétait ni la peur ni la crainte. Méfiant, il avança prudemment. Impassible, le petit moine était concentré uniquement sur le sommet de son crâne.

Le Samouraï se dit : « Cet homme est sûrement très fort, il a eu le courage de revenir se battre avec moi, ce n’est certainement pas un amateur. »

Le moine toujours absorbé, ne prêtait aucune attention aux mouvements de va-et-vient de son adversaire. Ce dernier commença à avoir peur : « C’est sans aucun doute un très grand guerrier, pensa-t-il, seuls les maîtres de sabre prennent dès le début d’un combat une position d’attaque. Et en plus, lui, il ferme les yeux. »

Et le jeune moine attendait toujours le moment où il ressentirait ce fameux froid au sommet de sa tête. Pendant ce temps le Samouraï était complètement désemparé, il n’osait plus attaquer, certain au moindre geste de sa part d’être coupé en deux. Et le jeune moine avait complètement oublié le Samouraï, attentif uniquement à bien appliquer les conseils de son Maître, à mourir dignement.

Ce furent les cris et les pleurs du Samouraï qui le ramenèrent à la réalité : « Ne me tuez pas, ayez pitié de moi, je croyais être le roi du sabre, mais je n’avais jamais rencontré un Maître tel que vous. S’il vous plaît, s’il vous plaît, acceptez moi comme disciple, enseignez moi vraiment la Voie du sabre… »

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