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La congruence, j’aime ce mot, j’aime sa signification. C’est d’ailleurs le nom de mon site en tant que thérapeute, et je souhaites m’en approcher le plus, tant dans ma pratique que dans ma vie quotidienne.

Congruence : « C’est lorsqu’il y a un alignement cohérent entre ce que je suis – ma personnalité profonde –, ce que je pense – mes convictions, mes valeurs –, ce que je ressens, et ce que je dis, et ce que je fais – mes actes ».

En psychologie, la congruence a donc été mis en évidence par Carl Rogers, qui a développé la psychologie humaniste en centrant sa pratique sur la relation entre le thérapeute et son patient. Son approche centrée sur la personne s’appuie sur 3 axes, dont fait partie la congruence, (les autres sont l’empathie et la considération positive).

Mais point important :

La congruence s’applique à soi-même, et jamais aux autres.

Une personne est congruente ou ne l’est pas. C’est un processus interne, qui peut se travailler, mais jamais être imposé.

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Seulement voilà, derrière les grands principes de cette vertu vantée ici et là par les puristes, il y a un élément à prendre en compte et qui est loin d’être un détail; notre condition d’être humain dans toute sa complexité et singularité.

Qui n’a jamais été confronté à sa propre contradiction? Qui n’a jamais avancé une « vérité » le lundi et soutenu l’exact contraire le mardi? Qui n’a jamais eu un comportement qu’il s’était juré ne jamais avoir?

Ne rougissez pas si vous vous reconnaissez dans ces quelques exemples. « Tout ceci est normal » . La bonne nouvelle, c’est que vous êtes bien des humains; la mauvaise, c’est que vous n’êtes que des humains.

La mauvaise nouvelle

Commençons par celle-ci. Vous n’êtes que des humains. Entre nous, cette nouvelle n’a de mauvaise que le nom; car s’il y a bien quelque chose dont nous devons être fiers en tant qu’Êtres humains, c’est précisément de ne pas fonctionner en mode binaire comme les machines. D’accord, il y en a certains qui fonctionnent un peu sur ce mode là, mais ne généralisons pas les cas isolés. La plupart du temps, nous sommes dans la recherche de la couleur grise plutôt que de focaliser sur le noir ou le blanc.

Ainsi, pour revenir à notre sujet sur la congruence, mon avis est qu’il ne serait pas déraisonnable de la voir plutôt comme un objectif vers lequel s’orienter et non comme un postulat de base pouvant s’avérer stressant ou culpabilisant. Rechercher la congruence dans notre quotidien reviendrait ainsi à prendre conscience de nos états internes et évaluer leur degré de cohérence avec nos pensées et comportements externes. Ce modeste travail sur soi est déjà un bon début dans la recherche de congruence. Après, s’il y a des ratés, la terre ne s’arrêtera pas de tourner pour autant.

La bonne nouvelle

Vous êtes donc bien des humains. Et cette qualité vous confère une puissance remarquable en terme d’évolution. Regardez où nous en sommes aujourd’hui par rapport à nos ancêtres préhistoriques (quoique parfois, c’est à se demander si l’évolution a été uniformément répartie chez tout le monde, je vous l’accorde… )

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a un facteur non négligeable à prendre en compte dans la recherche de congruence; c’est la conscience de soi au sein de son environnement. Comme je le disais en introduction, la congruence revient à chercher une certaine cohérence entre nos ressentis et nos pensées, paroles et actes. Cet alignement entre l’interne (notre vie intérieure) et l’externe (ce que nous montrons à l’extérieur) revient, en d’autres termes, à se sentir « centré ».

Ainsi, trouver son centre nous permet d’agir de la façon la plus adéquate possible avec nos pensées ou nos propos. Cette recherche qui relève clairement du développement personnel est donc rendu possible par notre qualité d’êtres conscients.

  • Respirer. Ce n’est pas une blague!! Respirer de manière ample et profonde permet d’oxygéner la boite à penser.
  • Prendre du recul sur les éléments qui composent notre quotidien. Le regard n’en sera que plus éclairé car dépollué des parasites du nez dans le guidon.
  • Se montrer ouvert à tous les éléments qui composent notre environnement (nous, l’Autre, les lieux, le temps, les relations, les émotions, les systèmes, etc.)
  • Accueillir ce qui se présente à nous au mieux avec bienveillance, au pire avec neutralité.
  • Se sentir connecté à chaque chose avec laquelle nous sommes en relation.
  • Ralentir notre rythme quotidien, faire le silence en nous et autour de nous.

 


En thérapie

On ne peut le résumer à une absence de paradoxes entre le langage verbal et non-verbal. La congruence est une démarche bien plus interne, qui correspond à nos valeurs, et ce que nous faisons pour satisfaire et défendre ces valeurs. En thérapie rogérienne, cela correspond à un thérapeute qui refuse de ne rien renvoyer de sa personne sur son patient. De la même manière, la congruence en communication doit nous permettre de nous affirmer et d’être en accord avec ce que l’on est : « je dis ce que je fais, je fais ce que je dis » comme pourrait le résumer l’expression. D’ailleurs, on pourrait expliquer en parti le charisme par la présence d’un comportement congruent.

 

J’en parlais déjà dans cet article :  http://www.snap-hypnosis.com/2014/11/22/definition-de-la-congruence/

Pour rappel, Et si vous souhaitez aborder ce thème en thérapie ou en coaching, vous savez où me contacter – www.congruence-therapie.be 

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