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Le déni est une stratégie de défense.

« Tendance à nier la vérité, refus de croire au diagnostic. La négation est une façon de s’accorder un répit psychologique pour accepter ce qui apparaît temporairement comme inacceptable »

Différent du refoulement, le déni est une stratégie de défense qui mène à éviter, sinon à nier, de façon inconsciente, une partie ou l’ensemble d’une réalité (ex : une adolescente refusant d’admettre la réalité de sa grossesse et dissimulant celle-ci à elle-même et à son entourage jusqu’à l’accouchement, une personne refusant de l’aide malgré la situation périlleuse, une personne qui tient à une croyance même quand cette dernière est réfutée, …).

Le déni peut porter sur un sentiment ou une émotion, mais aussi sur des faits qui se sont produits. Le déni peut être la conséquence d’un choc traumatisant, et permet ainsi de protéger, comme un mécanisme de défense, la santé mentale de la personne. Il peut également être un symptôme d’une pathologie psychiatrique, comme une psychose ou une névrose.

  • Déni de grossesse,
  • Déni de rupture amoureuse,
  • Déni s’une situation qui pose problème (handicap, … ),
  • Déni d’une agression, d’un événement violent
  • Déni de boisson (alcoolisme),
  • Déni de mort (c’est l’un des plus classique),
  • Déni de cancer ou d’autre maladie grave,
  • Déni de la douleur physique, de la souffrance,
  • Déni de ses sentiments (refoulement),

Dans le cas d’une psychose, il y a véritablement négation de cette réalité extérieure à laquelle se substitue une idée subjective fantasmée. Le schizophrène, par exemple, s’invente un monde déréel.

Le déni est typique à la base énnéagramme 8.

Que faut-il faire ?

Pour comprendre le mécanisme du déni, il est essentiel de faire la différence entre émotion et sentiment. Pourquoi cette distinction est-elle si importante ?

Quand vous n’essayez plus de nier votre passé, vous devenez plus libre de faire confiance à vos émotions. Elles vous racontent votre histoire, souvent inconsciemment et souvent à travers les messages du corps. Votre raison peut apprendre à comprendre ces messages, et c’est ainsi que vous pouvez transformer les émotions en sentiments conscients. Connaître, reconnaître et accepter enfin vos sentiments est ce qui vous protégera le mieux dans la vie. Si, au contraire, vous luttez contre vos sentiments, vous vous sentez constamment en danger, vous avez peur d’événements qui se sont passés il y a des dizaines d’années et qui ne sont plus aujourd’hui un danger réel.

Le travail sur le déni devrait être accompagné par un thérapeute, mais seul le patient, la personne qui en est victime; pourra s’autoriser à enfin passer le cap de la reconnaissance de la situation.

 

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