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« Mais c’est affreux, ça ! Moi ? Responsable de mes échecs, de mes déceptions, de ma tristesse, de ma dépression, de ma pauvreté ? !.. Mais vous n’y pensez pas ! Vous dites cela pour m’humilier, vous aussi. Vous m’en voulez, comme mon père qui était méchant avec moi, comme ma mère qui ne m’aimait pas, comme mon conjoint qui me traite plus bas que terre, comme mon patron qui m’en veut, comme mon banquier sans pitié… »

Tant que vous renoncez à être 100% responsable de votre vie, vous acceptez d’être victime de ce qui vous arrive.

On pourrait comparer la vie à un grand voyage où nous nous dirigeons tous vers un endroit quelconque. Certaines personnes voyagent par des moyens de transport rapides (avions, fusées, etc.), tandis que d’autres utilisent des véhicules plus lents (autos, trains, etc.). Le type de véhicule que vous prenez pour vous déplacer n’est pas un facteur très important pour réaliser ce que vous désirez. En fait, c’est beaucoup plus la place que vous tenez dans votre véhicule qui fait la différence, c’est-à-dire celle du passager ou celle du conducteur.

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Lorsque vous montez dans le véhicule de votre vie, vous avez le choix entre deux options : soit de conduire, soit de vous faire conduire. Il s’ensuit que votre vie sera très différente selon l’option que vous choisissez.

Si vous décidez de prendre la position du chauffeur, c’est vous qui avez la maîtrise de la situation, qui décidez d’aller là où vous le désirez, d’apprendre de vos erreurs et même de faire un détour si ça vous convient. En définitive, c’est vous qui êtes en contrôle. Vous développez ainsi une attitude responsable parce que vous passez à l’action et que vous prenez des décisions concernant les chemins que vous empruntez. Conséquemment à ce choix, vous augmentez vos chances de réaliser vos désirs, vos rêves et vos buts.

D’un autre côté, si vous prenez la place du passager, vous laissez à une autre personne le pouvoir de décider de votre destination et du chemin à prendre, et dans ce cas, il est impossible que la route choisie par le conducteur vous convienne toujours. Dans de telles conditions, vous développez inévitablement une attitude de victime, car c’est une autre personne (le chauffeur) qui mène votre propre vie. Lorsque vous êtes dans une position de passager, vous n’avez pas le pouvoir de changer les choses, car vous l’avez donné à quelqu’un d’autre. Après plusieurs années dans cette position de passager, il devient presque qu’inévitable que vous développiez une très mauvaise attitude envers tout ce qui vous entoure, que vous critiquiez constamment le travail des autres et que vous demeuriez dans l’immobilisme.

Quelle position préférez-vous? La réponse est facile, mais il s’avère que trop de gens n’ont pas pris la place du conducteur. Si vous prenez la décision de prendre le contrôle de la situation, vous pourrez ainsi développer une attitude responsable et penser en terme de solutions et non pas en terme de problèmes.

Rétroviseurs

C’est le passé, vous ne pouvez pas l’ignorer, c’est une aide importante dans vos décision, mais il n’est plus là.

Faites votre deuil de ce passé qui s’éloigne. Regarder derrière vous ne vous amènera jamais dans la direction souhaitée.

GPS

Nous sommes bien équipé. Et avoir un GPS, un coach, un bon objectif est intéressant. Mais cela ne vous aidera pas à atteindre l’objectif si nous ne faisons pas l’effort d’y aller pour de vrai.

C’est pas de ma faute !

Vous le savez pourtant bien : je ne suis pas responsable du tout des ennuis qui m’adviennent. C’est la faute à la malchance, au mauvais sort, à la conjoncture, à la situation mondiale, à… »

Et bien si ! C’est affreux, mais je persiste et signe : vous êtes responsable de ce que vous vivez ! n’accusez ni le GPS, ni le rétroviseur. Le seul à diriger, c’est vous.

Ce n’est peut-être pas tout à fait vrai, mais je vais vous dire : c’est la seule façon que vous ayez d’analyser ce qui vous arrive de négatif qui vous donne du pouvoir. Si vous maintenez que c’est la faute aux autres ou à pas de chance, vous voilà définitivement fichu, sans pouvoir aucun d’en sortir. Vous faites un constat de fatalité : vous choisissez une illusion pernicieuse, qui contribuera à vous abattre.

Alors, sauf si vous jouissez de vos misères (ça existe !), souvenez-vous en : cela vous donne du pouvoir d’admettre que vous êtes responsable de ce que vous vivez.

Vous êtes apte à changer votre vie.

Et les autres alors ?

Ils peuvent vous aider, mais ne doivent pas être responsable de vous. Il en est de même pour vous à leur encontre. Aider n’est pas devenir responsable de la vie de l’autre.

Les autres sont à la fois vos meilleurs alliés, mais aussi un grand danger, …. si vous leur confiez votre vie et votre autonomie. Gardez le contrôle.

Faites des pauses, mettez du carburant, surveillez les voyants

Comme en conduite, prenez en compte les informations dont vous disposez. Respectez-vous, respectez le mode-d’emploi.

Ménagez-vous, allez à votre rythme. Faites une pause de temps en temps

Nettoyez le pare-brise.

Et mettez de la musique 🙂

 

Comments

  1. bolinas84    

    Merci, bel article, bien argumenté et illustré. Je le partage à mes lecteurs http://les-balades-du-pendule.eklablog.com/je-suis-le-maitre-de-mon-destin-je-suis-le-capitaine-de-mon-ame-a118602272 et aussi sur Facebook en donnant vos références.
    J’ai lu pratiquement tout ce que vous publiez et je peux ainsi vous féliciter et de la qualité de ce que vous écrivez et de votre générosité.
    Anne D.

    1. Jean-sebastien Op de Beeck    

      Merci Anne,

      Ton site me semble très complete aussi. C’est avec plaisir que je vais y passer du temps.

      Belle journée à toi.

      Js

  2. Danielle    

    Sur un blog anglais (qui malheureusement n’existe plus), il y avait un joli jeu de mots entre responsability (responsabilité) et response-ability (l’habilité à répondre). Je ne pense pas que nous soyons responsables de tous les coups durs qui nous arrivent : la mort d’un proche, une rupture, une maladie, un handicap qu’on soit né avec ou après un accident, des incendies, la violence … La vie n’est ni juste ni injuste, ni belle ni cruelle, elle est. C’est notre façon de l’accepter et de faire face qui font la différence. Et même là, j’hésiterai avant de pointer du doigt en disant que ce que nous vivons est entièrement notre propre responsabilité. Même si d’une façon générale je le crois vrai, c’est en même temps très faux. Parce que nous sommes également déterminés par l’environnement dans lequel nous avons grandi, nos gènes, nos rencontres, à un tel point qu’on peut douter très fort à l’existence du libre arbitre. Il n’y a pas de faute personnelle à ne jamais avoir entendu parler de la responsabilité que chacun a vis-à-vis de soi-même. Il y a peut-être du vice à ne pas vouloir l’accepter après… Mais il n’y a pas de mérite non plus d’être né dans un lieu plus aisé, plus sain, plus paisible. C’est certainement plus facile d’être l’acteur de sa vie quand d’autres (avant et à côté de vous) vous en aient donné les moyens.
    C’est bon de se rappeler que nous sommes mieux quand nous sommes les dirigeants de notre vie. Pour autant que cela ne fasse pas oublier de mettre de la compassion dans nos paroles et nos gestes. Sinon, il n’y a qu’un pas entre récapituler ce qui nous rend libres et puissants, et couvrir de honte ceux qui n’y sont pas parvenus. Je suis une très grande adepte de Brené Brown quand elle dit : « on ne peut attendre de vrai changement par la honte ou la diminution de l’autre ».

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