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Anne, 42 ans, commerciale a une peur irrationnelle des araignées, elle raconte: « même une toute petite araignée me fait horriblement peur, je ne saurais pas l’expliquer, mais c’est comme ça, dès que j’en vois une, je m’enfuis. Et je le dis, rien, ni personne ne peut m’obliger à entrer dans une maison où il y a des araignées. Pour cette raison, je ne me déplace jamais sans un insecticide puissant, et il faut que ce soit en bombe parce que je ne peux absolument pas m’approcher de la bête… »

Pourtant, une mauvaise expérience conduit Anne à vouloir se débarrasser de sa peur des araignées. Elle raconte: « récemment, j’avais cru voir des araignées chez moi, je suis allée acheter un produit sur puissant et j’en ai répandu partout dans la maison, y compris sur les murs, les rideaux, tout, absolument tout y est passé… Je ne sais pas si cela a détruit toutes les araignées, mais, mon compagnon et ma fille ont eu une forte allergie, ma sœur qui était de passage, son petit chien, mon chat et moi surtout ça m’a rendue malade: horribles maux de tête, nausées… Je me suis dit que le remède était peut-être pire que le mal…»

Comprendre le problème

AraigneeL’araignée est dans la culture occidentale représente un danger: le piège, le poison. L’araignée travaille en silence et guette ses proies qu’elle déguste après les avoir solidement immobilisées dans sa toile. Dans la réalité, l’araignée a une petite bouche et il lui est difficile de l’ouvrir assez grand pour mordre un humain. Finalement, il y a peu d’araignées réellement dangereuses…

La symbolique de l’Araignée est « La Mère »

Les causes véritables de l’arachnophobie (peur des araignées) ne sont pas bien connues, elles apparaissent souvent dans l’enfance et parfois disparaissent ou diminuent d’elles mêmes. Dans le cas de Anne, ses réactions spectaculaires et radicales face aux araignées attirent irrésistiblement l’attention, et quand elle en parle, beaucoup de gens la soutiennent car la peur des araignées est la plus fréquente des peurs animales.

Conseils et techniques

Anne a pris conscience de l’enjeu de sa peur : « il y a quelque temps, je séjournais chez des amis à la campagne, ce jour là, ils étaient sortis et je devais les rejoindre. Je m’apprête à monter en voiture quand je réalise que j’ai oublié mon portable à la maison. Je reviens sur mes pas et quand j’ouvre la porte, je vois immédiatement une araignée sur le mur, juste devant moi. Je crie et je sors à toute allure, mais il n’y a personne pour m’entendre. Pire, la sonnerie de mon téléphone retentit, j’attends un appel important, si je ne réponds pas je risque de perdre un client… J’entre à nouveau dans la maison, je me précipite pour répondre au téléphone et je sors… Un dernier coup d’œil en arrière, l’araignée est toujours là… »

Voici les étapes qui ont permis à Anne de gérer sa peur des araignées, remarquons qu’il s’agit dans l’ensemble de connaissances visant à recadrer les croyances à propos des araignées et de la peur des araignées:

  • Tester les frontières de la peur des araignées en imaginant les réponses à la question: qu’est-ce qui m’obligerait à passer à proximité d’une araignée?
  • Explorer les avantages ou des bénéfices secondaires de cette peur,
  • S’informer objectivement à propos des araignées,
  • Penser à un plan concret: que faire précisément si je rencontre une araignée? Penser aussi aux exceptions, toutes les araignées ne sont pas effrayantes, et toutes ont leur place dans la nature…

La technique PNL

La dissociation visuelle kinesthésique est l’une des meilleures solutions. Elle permet d’arriver à voir l’image de l’araignée sans ressentir de peur. Ensuite, on sera assez confiant pour voir l’araignée elle-même, s’en approcher à la distance requise pour la chasser ou même tolérer sa présence (là c’est une question de choix personnel).

Source http://www.institut-repere.com/ …

« La description suivante du protocole de base s’appuie sur de nombreux échanges personnels avec SteveAndreas, Robert Dilts et Tim Hallbom et de constantes références à leurs descriptions du protocole à partir de sources publiées (Andreas et Andreas, 1989; Bandler, 1985; Dilts et DeLozier, 2000).

La procédure est relativement simple.

  1. S’assurer que le client a une réaction de type phobique au stimulus ou au traumatisme. C’est-à-dire qu’en présence de rappels du traumatisme il fait bien l’expérience d’une survenue rapide de peur, de panique, de flashbacks ; Son expérience de vie peut être caractérisée par l’hyper vigilance, il peut être nerveux lorsqu’il est entouré par d’autres personnes, il peut avoir besoin d’être en position de contrôle et est incapable de se sentir en sécurité ; il peut également avoir des cauchemars dans lesquels le traumatisme réapparaît. Le protocole n’est pas approprié aux personnes souffrant de TSPT mais ne présentant pas ces principaux symptômes.
  2. Evoquer le traumatisme, avec ou sans description (La plupart des interventions en PNL peuvent être réalisées sans évocation du contenu)
  3. Interrompre la ré-emergence du trauma dès que le sujet commence à montrer des signes physiologiques liés à sa manifestation. Des changements dans la façon de respirer, la couleur de la peau, la posture, la dilatation des pupilles et la fixité des yeux sont des signes typiques de l’accès à la mémoire. Lorsqu’ils apparaissent, cet état doit être interrompu en réorientant le client sur le moment présent, en changeant de sujet, en redirigeant son attention dans un système sensoriel différent, ou en réutilisant un ancrage préexistant. Peu importe la manière dont cela est réalisé, il est important de stopper le développement des symptômes avant qu’ils prennent le contrôle de la conscience du client.
  4. Après s’être éloigné du traumatisme quelques minutes, demander au client de penser à une situation antérieure au traumatisme dans laquelle il faisait quelque chose d’agréable dans un contexte neutre et en sécurité.
  5. Demander au client d’imaginer qu’il est assis dans un cinéma et qu’il regarde cette scène sur l’écran.
  6. Faire imaginer au client qu’il peut flotter en dehors de son corps (dans le cinéma) et entrer dans la cabine de projection, peut-être derrière une fenêtre épaisse, d’où il peut s’observer, assis dans le cinéma, regardant l’image neutre et en sécurité.
  7. Demander au client de s’imaginer assis en sécurité devant l’écran de cinéma dans lequel passe un film en noir et blanc de l’événement traumatique. Le client est donc dissocié en regardant son propre corps assis dans le cinéma et observant sur le film le passage d’un moment de sécurité avant le trauma à un autre moment de sécurité après le trauma.
  8. A partir du point d’observation et de sécurité de la cabine de projection, demander au sujet de porter son attention sur les réactions de lui-même en tant que spectateur dissocié dans le cinéma pendant qu’il regarde le film.
  9. Répéter le processus du film en noir et blanc jusqu’à ce que le client puisse l’effectuer sans aucune gêne.
  10. Après avoir terminé les films en positions dissociés, demander au client d’imaginer qu’il flotte dans les airs depuis la cabine de projection pour réintégrer son propre corps, assis dans le cinéma. S’étant ré-associé avec ce corps, le laisser imaginer se lever du fauteuil, marcher vers l’écran du film et entrer dans l’image noir et blanc de l’activité neutre et sécurisante, avec laquelle il avait achevé la répétition du film en noir et blanc.
  11. Au moment où le sujet entre dans l’écran du film, demandez-lui d’activer le son, les couleurs, les mouvements, les odeurs et les goûts de la représentation neutre et de sécurité sur l’écran. Puis, demandez-lui de faire l’expérience du film du traumatisme dans tous ses détails sensoriels, à l’envers et très rapidement (deux à trois secondes). Laissez le terminer le film avec une photo de lui-même immobile et en couleurs dans l’endroit neutre et de sécurité dans lequel il se trouvait avant que le problème ait débuté.
  12. Répéter la représentation inversée assez de fois pour qu’elle puisse être effectuée facilement et rapidement, et que le client ait le sentiment d’être à l’aise dans le processus. Lorsque le client peut répéter le processus facilement, sans expérimenter de gêne, le processus est terminé.
  13. Essayer de réactiver le traumatisme. Demander au client d’y revenir, et de penser à des choses qui réactivent d’habitude le problème. Tester le traumatisme d’autant de manières que possible.
  14. Si le client a encore une expérience d’inconfort, répéter le processus du film inversé plusieurs fois encore.
  15. Quand le trauma ne peut plus être rappelé, le processus est achevé.

Contrairement à d’autres traitements des phobies ou de TSPT, la dissociation V/KD élimine complètement le souvenir ou alors laisse ce souvenir intact mais sans affect traumatique : le client peut ainsi en parler sans angoisse. Dans d’autres traitements, en particulier les traitements d’exposition (le sujet est exposé de façon associé à la situation traumatique), cela ne se produit pas et les résultats tendent à être éphémères. Pourquoi ? Gray et Liotta (in press) ont suggéré  que le mécanisme de reconsolidation du souvenir peut expliquer ces résultats. »

 

Difficile mais pas impossible de se débrouiller seul, l’idéal est d’imaginer un scénario acceptable, capable d’apaiser durablement la peur. Inutile de préciser qu’il faut une puissante motivation pour y arriver.

  • Gaëlle a vaincu sa peur en élevant des araignées avec ses enfants (en les gardant dans la maison, car il y avait un bénéfice)
  • Robert a vaincu sa peur des araignées car il ne voulait pas passer pour un pleutre face à ses clients et sa nouvelle amie.

L’hypnose

J’utilise évidement l’état d’hypnose éveillée pour renforcer l’effet et travailler avec l’inconscient.

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