shadow

 

« ..Il est un territoire en soi. Comme tout un paysage, il court le risque d’être envahi de constructions, découpé en parcelles et ruiné de mille manières. Pour la femme sauvage, la forme importe peu.

Quelque soit sa forme, un sein est fait pour nourrir et ressentir. S’il fait l’un et l’autre, c’est un bon sein.

Quant aux hanches, il y a une raison pour qu’elles soient larges : elles renferment un berceau soyeux pour une une nouvelle vie. Elles sont un portail, des poignées d’amour, un coussin moelleux, un abri pour les enfants à naître. Les jambes sont faites pour nous porter, quelquefois pour nous propulser; elles sont les poulies qui nous aident à nous soulever, l’anneau, l’anillo dans lequel nous encerclons notre amant.

On peut dire du corps qu’il est sensé être comme ci ou comme ça. Ce qui compte, c’est de savoir si ce corps éprouve du bonheur, de la joie, du plaisir, s’il est bien en contact direct avec le cœur, avec l’âme, avec le sauvage. S’il bouge et danse à sa façon. C’est cela et rien d’autre. »

Clarissa Pinkola Estes,  in Femmes qui courent avec les loups

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *